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Nocturne du parcours d’artiste de St-Gilles

MERCREDI 17/04 de 18 H à 22 H

David Helbich - Pierre Lefebvre

Brussels Puzzles

Du 22/03/2024 Au 20/04/2024

Nocturne du parcours d’artiste de St-Gilles

MERCREDI 17/04 de 18 H à 22 H

David Helbich

Toutes les solutions ne sont pas une réponse à un problème.
« Belgian Solutions » est une œuvre d’art conceptuelle qui encourage les spectateurs à scruter les objets et les situations créés par l’homme et à les identifier. Il s’agit à la fois d’une collection de photos permanente et d’un outil pour l’archéologie anthropologique de l’ici et maintenant.
Si Rome est le musée à ciel ouvert de l’Antiquité, Paris le musée à ciel ouvert du 19ème siècle et New York le musée à ciel ouvert du 20ème siècle, alors Bruxelles est le musée à ciel ouvert des cinq dernières minutes.
L’artiste bruxellois David Helbich a initié la collection Belgian Solutions en 2006. Il a capturé des photographies de solutions étranges et parfois amusantes et pragmatiques trouvées dans son environnement quotidien. Le projet a pris de l’ampleur lorsque David Helbich a commencé à partager ses photos sur Facebook en 2008 (et plus tard sur Instagram), avec des contributions affluant de passionnés de « Belgian Solutions » dans le monde entier. Depuis 2013, ces contributions ont été compilées dans trois best-sellers (Luster, Anvers).

Pierre Lefebvre :

« Il y a chez Pierre Lefebvre une sensibilité pour les choses les plus triviales et pratiques – ce qu’il y aurait de plus absurde dans ce qui constitue pourtant les normes d’existence les plus communes et balisées. L’ordre des choses, avec tout ce qu’il contient d’aberrations, d’injustices et de rapports de forces est paradoxalement ce qui se présente à nous comme allant parfaitement de soi, évident au point d’être impensable. Pierre Lefebvre peint et collectionne des images qui fonctionnent un peu comme les décors d’arrière-scène de la vie sociale. Panoramas tragicomiques libérés des acteurs qui habituellement les animent, au point d’en incarner les prétentions, l’inanité ou la bêtise. Pour autant, le point de vue n’est jamais cynique et surplombant, comme faussement affranchi des clôtures structurant la quotidienneté de l’existence et ses horizons pratiques. Tableaux et dessins ne constituent pas un catalogue de clins d’œil flattant nos dispositions critiques, pas plus qu’ils ne participent d’un effet de thèse. Si Pierre Lefebvre use de narrations et d’anecdotes, c’est pour mener le regard au seuil d’une dimension plus conceptuelle, mélancolique et poétique. Se suggère alors un espace social consubstantiel aux rêves et aux désirs, plus ou moins grands, contrariés ou déçus, de celles et ceux qui s’y accordent. Le sel et le sol de l’existence, à l’échelle des villes, des kermesses ou des trottoirs. A hauteurs de toutes les promesses qu’on peut vaillamment s’y faire, en dépit de l’étroitesse de la scène et de l’artificialité du récit. »

Benoit Dusart